Les Bâtons en bref

L’enseigne est un bâton coupé, l’une des quatre enseignes dites latines du jeu, que l’italien nomme bastoni. Certains jeux anciens écrivent « BASTON », plus près de cette origine. En anglais, et dans le Rider-Waite-Smith, la couleur devient Wands, des baguettes que Pamela Colman Smith dessine en branches vives, couvertes de jeunes feuilles. Le Marseille montre autre chose : sur les cartes numérales, des bâtons nus et droits, cerclés de bagues, les feuillages restant sur les bords de la carte.

La couleur compte quatorze cartes : dix nombres, quatre figures. Selon les éditions, les cartes numérales portent ou non un chiffre romain sur leurs bords ; quand il manque, il faut compter les bâtons. L’As se reconnaît sans chiffre, à la main qui sort d’un nuage.

Les éléments, eux, ne sont dessinés sur aucune carte. Dans la correspondance la plus courante, celle que la Golden Dawn a fixée à la fin du XIXe siècle, les Bâtons répondent au Feu ; certains auteurs les échangent avec les Épées et leur donnent l’Air. Côté jeu français, on les rapproche des Trèfles ou des Carreaux, sans accord. Quant à la lecture qui ferait des Bâtons la couleur des paysans, c’est une interprétation tardive, sans appui dans l’histoire des cartiers.

Les lecteurs d’aujourd’hui placent dans cette couleur l’énergie, le désir, l’action et la créativité : ce qui donne envie de commencer, de faire, de défendre un projet. Une carte de Bâtons parle rarement de ce que l’on pense ou de ce que l’on ressent. Elle parle de ce qui pousse. Pour la comparer aux trois autres, voyez la rubrique consacrée aux quatre couleurs des arcanes mineurs.

Lire les bâtons croisés

Les cartes numérales de Bâtons ont un dessin plus systématique que celui des autres couleurs, et c’est une chance : une fois sa logique comprise, chaque carte se lit d’un regard. Ce qui suit décrit le modèle Conver ; le détail change selon les éditions, et chaque carte se vérifie sur son propre jeu.

Les bâtons sont longs et droits. Ils partent des angles de la carte et se croisent en diagonale, en X, au milieu de la carte. À partir du 4, ils vont par faisceaux : deux bâtons parallèles dans chaque sens sur le 4, trois sur le 6, quatre sur le 8. Là où les faisceaux se croisent, leurs entrecroisements forment un treillis, petit losange sur le 4, losange tressé de plus en plus dense ensuite.

Aux nombres impairs s’ajoute un bâton vertical, qui traverse le treillis de haut en bas. Le 3 est ainsi le X du 2 traversé d’un bâton droit ; le 5 ajoute ce bâton aux deux faisceaux du 4, et le 7 et le 9 suivent la même règle. Sur certains jeux, le 10 fait exception à la logique pair et impair : deux bâtons verticaux, côte à côte, traversent le faisceau du 8.

Sur les jeux construits ainsi, une astuce aide à compter. Regardez un seul angle du haut de la carte : le nombre d’extrémités qui en partent, multiplié par deux, donne les bâtons croisés, auxquels on ajoute les verticaux. Sur le 7, trois extrémités dans l’angle, soit six bâtons croisés, plus un bâton droit au milieu. Si votre édition porte un chiffre sur le bord, il tranche.

Le dessin évolue aussi avec le nombre. Sur les petits nombres, des fleurs et des feuilles occupent le haut, le bas et les côtés ; plus le faisceau s’épaissit, moins il leur laisse de place, et sur certains jeux le 9 n’en garde aucune. On peut y voir un élan qui, à mesure qu’il grandit, prend toute la place.

Cette construction recoupe la lecture par les nombres. Du 2 au 8, les nombres pairs, que la convention associe à la dualité, à la stabilité, à l’harmonie et à la plénitude, sont des croisements équilibrés, sans axe. Les impairs, associés à l’élan, à la tension, à l’action et à la transition, sont traversés d’un bâton qui rompt la symétrie. On peut voir dans ce bâton droit une direction prise au milieu de forces croisées. Ces deux rapprochements viennent du dessin, pas d’une intention connue des cartiers.

De l’As au 10 de Bâtons

Chaque carte est décrite, puis rapprochée de la piste de lecture la plus répandue, qui marie le sens attaché au nombre et celui de l’enseigne. Ces pistes sont des conventions modernes, des synthèses de l’usage actuel. Paul Marteau applique aux cartes numérales, en 1949, la méthode qui les fonde, croiser nombre et enseigne ; Alejandro Jodorowsky et Marianne Costa en proposent une autre version en 2004.

As de Bâtons

Une main sort d’un nuage cerné de pointes et serre un gros bâton noueux, dont les branches ont été coupées net. Selon les éditions, de petites formes en goutte ou en flamme semblent tomber autour. L’As de Bâtons est la carte de la force brute, du désir avant toute forme.

Premier des nombres, l’As contient la couleur à l’état de germe. En Bâtons, la piste courante parle d’énergie brute, de désir, d’élan créatif. Le dessin ajoute une nuance que les mots-clés oublient : ce bâton n’est plus une branche vive, il a été taillé, et une main le tient. La force est saisie, prête à servir. Le Rider-Waite-Smith garde la main et le nuage, mais fait repousser des feuilles sur le bâton. L’As invite à repérer ce qui vous donne envie d’agir, avant de décider quoi en faire.

2 de Bâtons

Deux bâtons croisés en X, entre une fleur en haut, une fleur en bas et des feuilles sur les côtés : le 2 de Bâtons est la carte des forces qui se rassemblent avant de choisir une direction.

Deux est le nombre de la dualité et de l’attente ; ici, le mouvement se concentre plutôt qu’il ne part. La lecture courante parle d’énergie qui se rassemble et de choix d’orientation. Chaque bâton file vers un angle opposé ; la carte questionne la direction à donner à un désir qui en a deux. Elle n’oblige pas à trancher vite. Elle invite à savoir ce que l’on accumule, et pour quoi.

3 de Bâtons

Au X du 2 s’ajoute un bâton vertical, le premier de la série. Le 3 de Bâtons est celui de l’entreprise qui démarre.

Avec le 3, la lecture par les nombres parle d’expansion et d’élan spontané ; en Bâtons, d’une entreprise qui démarre et d’une création spontanée. Le bâton droit qui traverse le croisement donne une image commode de ce passage : ce qui hésitait prend une direction. C’est souvent la carte des débuts encore informels, l’atelier installé dans la cuisine, la première ébauche, le projet dont on parle déjà autour de soi. Elle valorise l’initiative plus que la méthode.

4 de Bâtons

Quatre bâtons, deux dans chaque sens, se croisent sans axe vertical, et leur rencontre dessine le premier losange du treillis. Le 4 de Bâtons est celui d’un élan stabilisé.

Le 4 évoque le cadre et la sécurité, ce qui peut surprendre pour une couleur d’élan. Les lecteurs y voient justement une impulsion qui a trouvé sa structure : énergie stable, réalisation solide, un feu de cheminée plutôt qu’un feu de broussailles. Cette carte met en avant ce qui tient dans la durée, une habitude de travail, un lieu, un rythme, et rappelle qu’une force bien installée n’a pas besoin de se prouver chaque jour.

5 de Bâtons

Le 5 de Bâtons reprend les deux faisceaux du 4 et les fait traverser par un bâton vertical. C’est une carte de tension, où l’envie cherche une autre voie.

Le nombre 5 porte l’ouverture et la tension féconde. On lit ici une nouvelle orientation, une tension créatrice et, côté ombre, la rivalité. La rixe de jeunes gens qui brandissent leurs bâtons sur le 5 de Wands du Rider-Waite-Smith n’existe pas dans le Marseille. La rivalité n’y est qu’un versant de la carte ; l’autre est la friction qui fait avancer. Le bâton droit qui force le passage à travers le treillis du 4 résume les deux : une stabilité bousculée par une envie nouvelle.

6 de Bâtons

Trois bâtons dans chaque sens forment un faisceau plus large, toujours sans bâton vertical. Le 6 de Bâtons est celui du plaisir de créer.

Harmonie, plaisir, beauté : c’est le thème du 6, et la couleur en fait le plaisir de créer, une réussite harmonieuse. La carte décrit le moment où l’effort et l’envie vont dans le même sens, où l’on travaille sans avoir à se forcer. Elle invite à reconnaître ce plaisir et à le protéger, car c’est souvent lui qui s’efface le premier quand un projet grandit.

7 de Bâtons

Le faisceau du 6, traversé par un septième bâton, vertical : le 7 de Bâtons est la carte de l’action vigoureuse et de la persévérance.

Sept est le nombre de l’action dans le monde et de l’effort. En Bâtons, la piste courante réunit l’action vigoureuse, la persévérance et la défense, au sens de tenir sa position. C’est la carte de qui porte un projet malgré les objections, les délais, la lassitude des autres. Elle peut aussi décrire une lutte qui épuise plus qu’elle ne fait avancer ; les cartes voisines aident à trancher.

8 de Bâtons

Quatre bâtons dans chaque sens, serrés en faisceaux épais, se croisent en un grand losange tressé ; il ne reste qu’une fleur en haut et une en bas. Le 8 de Bâtons est celui de la pleine puissance.

Le 8 porte la plénitude et l’équilibre. Appliqué à cette couleur, il donne l’énergie à son maximum, la rapidité, l’efficacité. Tout va vite, et bien. La carte invite à profiter de ce moment ; beaucoup de lecteurs ajoutent qu’un tel régime se ménage, lui aussi.

9 de Bâtons

Le faisceau du 8 et un bâton vertical en son centre. Sur certains jeux, plus une fleur, plus une feuille : rien que des bâtons. Le 9 de Bâtons marque la fin d’un effort.

Le 9 est le nombre de la maturité et du bilan. La lecture en tire la fin d’un effort et la consolidation de ce qui a été fait, avec une ombre, la fatigue. Le dessin saturé se prête aux deux lectures : une construction achevée, ou une charge devenue lourde. Reste à faire le point sur ce qui doit encore être porté, et sur ce qui peut être posé.

10 de Bâtons

Sur certains jeux, deux bâtons verticaux, côte à côte, traversent le faisceau de huit bâtons croisés, et des feuilles reviennent sur les côtés. Le 10 de Bâtons clôt la série : une entreprise aboutie, et une charge à poser avant la suite.

Avec le 10, la série se referme et passe la main au cycle suivant. La piste courante parle d’entreprise aboutie et de passage ; côté ombre, d’une charge à poser. Les habitués du Rider-Waite-Smith pensent à un homme courbé sous dix bâtons qu’il porte à bras-le-corps. Le Marseille ne montre aucun porteur, et la charge n’est qu’un versant de la carte : le projet est fait, il reste à le livrer, à le transmettre ou à en sortir.

Valet, Cavalier, Reine et Roi de Bâtons

Les figures tiennent des bâtons qui ressemblent davantage à celui de l’As qu’aux bâtons cerclés des cartes numérales : des bâtons verts et épais, maniés comme une canne, une massue ou un sceptre. Leur lecture suit l’ordre des rangs, du Valet qui débute au Roi qui dirige. Rien n’oblige à y voir quelqu’un de précis : une figure de Bâtons décrit souvent une façon d’agir, que l’on reconnaît chez soi.

Valet de Bâtons

De profil, coiffé d’un bonnet, un jeune homme tient des deux mains un grand bâton noueux planté devant lui, qui lui arrive à l’épaule. Le Valet de Bâtons figure le désir qui naît, le projet encore jeune.

Le Valet ouvre les figures avec l’apprentissage et les débuts. En Bâtons, la piste courante parle d’énergie naissante, de jeune projet, d’enthousiasme. Le bâton est planté au sol, pas encore brandi : l’envie est là, la manière de s’en servir reste à apprendre. La carte salue l’enthousiasme du débutant, et invite à lui offrir un cadre où progresser plutôt qu’à le freiner.

Cavalier de Bâtons

Coiffé d’un large chapeau, le Cavalier de Bâtons monte un cheval harnaché et lève un bâton d’une main. C’est l’action en mouvement : un départ, un voyage, une passion qui avance.

Le titre de cette carte raconte un peu d’histoire. Sur le tarot de Jean Dodal, gravé à Lyon entre 1701 et 1715, elle s’appelle « CHEVALIER DE BASTON » et porte la mention « F.P. LE TRENGE ». La BnF lit cette formule, présente sur sept cartes du jeu, comme « fait pour l’étranger » : le tarot était destiné à l’exportation. Le titre « chevalier » est un trait des jeux du type I ; ceux du type II, dont le modèle Conver, écrivent « cavalier ». Dodal travaillait à Lyon, que la BnF tient pour le berceau probable du modèle.

Mouvement et mission : c’est le thème du Cavalier. Avec les Bâtons, on le lit comme l’action, le voyage, la passion en mouvement. C’est la figure qui part et qui entraîne ; reste à s’assurer que l’élan sait où il va, sans chercher à l’éteindre.

Reine de Bâtons

Couronnée, les cheveux longs, assise, la Reine de Bâtons tient un grand bâton appuyé contre son épaule et pose l’autre main sur les plis de sa robe. Elle incarne une force tenue en main.

La Reine représente, chez les figures, la maîtrise intérieure. Avec les Bâtons, la lecture courante réunit l’assurance, le charisme, l’énergie maîtrisée : un feu que l’on tient au lieu de le laisser courir. La carte décrit une présence calme et sûre d’elle, et invite à agir depuis cette assurance plutôt que dans l’urgence.

Roi de Bâtons

Assis sur un trône, coiffé d’un large chapeau surmonté d’une couronne, le Roi de Bâtons tient un long bâton à la façon d’un sceptre, l’extrémité près du sol. C’est la figure de l’autorité créatrice.

Maîtrise extérieure, autorité : le Roi tient le dernier rang des figures. En Bâtons, les pistes parlent de leadership, d’autorité créatrice, d’esprit d’entreprise : quelqu’un qui sait lancer un mouvement et y entraîner d’autres personnes. La carte décrit une posture de meneur. Elle ne dit rien de la conduite d’une entreprise réelle, de ses comptes ou de ses contrats.

Les 14 cartes de Bâtons en un tableau

Compter les Bâtons : ce que montre chaque carte et la piste de lecture courante, qui est une convention et non un fait.
CarteCe que l’on comptePiste de lecture
AsUne main, un nuage, un bâton noueuxÉnergie brute, désir, élan créatif
22 bâtons croisésÉnergie qui se rassemble, choix d’orientation
32 croisés, 1 verticalEntreprise qui démarre, création spontanée
44 croisés, 2 dans chaque sensÉnergie stable, réalisation solide
54 croisés, 1 verticalNouvelle orientation, tension créatrice ; ombre : rivalité
66 croisés, 3 dans chaque sensPlaisir de créer, réussite harmonieuse
76 croisés, 1 verticalAction vigoureuse, persévérance, défense
88 croisés, 4 dans chaque sensÉnergie à son maximum, rapidité, efficacité
98 croisés, 1 verticalFin d’un effort, consolidation ; ombre : fatigue
108 croisés, 2 verticaux sur certains jeuxEntreprise aboutie, passage ; ombre : charge à poser
ValetJeune homme, bâton planté au solÉnergie naissante, jeune projet, enthousiasme
CavalierCavalier, bâton levéAction, voyage, passion en mouvement
ReineReine assise, bâton contre l’épauleAssurance, charisme, énergie maîtrisée
RoiRoi assis, long bâton tenu en sceptreLeadership, autorité créatrice, esprit d’entreprise

Les Bâtons dans une question de projet

Quand la question porte sur un projet, créer quelque chose, reprendre une activité, lancer une association, se remettre à peindre, ce sont souvent les Bâtons qui parlent le plus. Ils ne disent pas si le projet réussira. Ils décrivent l’état de l’élan qui le porte.

Une grille simple aide à situer une carte, en suivant la logique des nombres :

  • de l’As au 3, l’élan naît et cherche sa direction : envie, rassemblement des forces, premiers pas ;
  • du 4 au 6, il s’installe : structure, tension qui réoriente, plaisir de faire ;
  • du 7 au 9, il est mis à l’épreuve : persévérance, pleine vitesse, puis fatigue ou consolidation ;
  • avec le 10, il aboutit et demande un passage : livrer, transmettre, poser la charge.

Les figures disent plutôt comment vous portez le projet : en apprenti qui découvre, en éclaireur pressé de partir, avec une assurance tranquille, ou en meneur qui en entraîne d’autres. Du Valet au Roi, la question n’est plus « où en est l’élan ? » mais « quelle place est-ce que je lui donne ? ».

Ce que les Bâtons ne disent pas compte autant. Aucune carte ne remplace une étude de marché, un avis juridique ou un plan de financement ; pour ces questions, les structures d’accompagnement à la création, un comptable ou un juriste sont les bons interlocuteurs. Les cartes parlent de vous et de votre élan, pas de la viabilité d’une affaire.

Quelques questions à garder près de soi quand un Bâtons sort dans un tirage de projet :

  • Qu’est-ce qui, dans ce projet, me donne vraiment envie ?
  • Mon élan est-il en train de naître, de s’installer ou de s’user ?
  • Qu’est-ce que je porte seul et que je pourrais partager, ou poser ?
  • De quel cadre cet élan a-t-il besoin pour durer ?

Un exemple, avec les trois positions « Ce que je veux », « Ce qui me retient » et « Ce qui peut m’aider », que propose aussi le guide du tirage en trois cartes. La question : « Comment relancer mon projet de livre illustré ? » Sortent l’As de Bâtons, le 9 de Bâtons et le 4 de Deniers. L’As, en première place, dit que le désir est intact. Le 9, en deuxième position, parle d’un effort qui touche à sa fin et de la fatigue accumulée : le frein n’est pas le manque d’envie, c’est l’usure. Le 4 de Deniers, en aide, suggère un cadre stable, des horaires, un lieu, une routine qui protège l’élan au lieu de le gaspiller. Les cartes ne disent pas si le livre paraîtra ; elles indiquent où porter l’attention.

Pour un projet où plusieurs facteurs s’entremêlent, le tirage en croix sépare ce qui vous porte, ce qui fait obstacle et ce qui peut aider, puis ajoute une piste à examiner à partir de ces trois cartes.

Les Bâtons et les autres couleurs

Les Bâtons ont une parenté visible avec les Épées : dans les deux couleurs, aux nombres impairs, un élément droit traverse le centre, bâton d’un côté, épée de l’autre. C’est aussi entre ces deux couleurs que certains auteurs échangent les éléments, le Feu et l’Air. Près d’une carte d’Épées, la couleur de la pensée et de la décision, un Bâtons oppose ou associe l’envie d’agir et la réflexion qui la précède, ou qui lui manque.

Près des Coupes, l’élan rencontre le sentiment : enthousiasme partagé, passion, projet porté à plusieurs. Avec les Deniers, il se heurte à la question qu’il oublie volontiers, celle des moyens et de la durée. Un tirage chargé de Bâtons décrit beaucoup de mouvement ; la question devient alors celle du rythme plus que de l’envie.

Du côté des arcanes majeurs, le lien le plus visible passe par Le Bateleur, arcane I, qui tient une baguette. Le Rider-Waite-Smith a poussé le rapprochement en posant devant son Magicien les quatre enseignes, bâton compris ; le Marseille montre un bateleur de foire, avec ses gobelets et son couteau. Près du Bateleur, un As ou un 3 de Bâtons insiste sur le commencement et l’initiative. Près du Chariot, l’élan devient progression.

Sources